AVATAR de James Cameron (2009) Note : 6,5/10

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Difficile d’échapper à la superproduction de James Cameron annoncée à grand renfort de teasing depuis un an. On a beaucoup parlé de la performance technique de ce film que Cameron prétendit préparer depuis plus de 5 ans, storytelling oblige. Alors, y a t-il vraiment un avant et un après Avatar ? Voyons ça.

 

L’intrigue : 5/10. La terre a besoin d’une nouvelle source d’énergie pour survivre : le précieux minerai de la planète Pandora. L’organisation terrienne qui exploite cette ressource veut chasser les Na’Vi, habitants de Pandora, pour accroître son extraction minière. Pour cela, elle recrute Jake Sully, un ancien marine en fauteuil roulant, chargé d’infiltrer les autochtones grâce à un avatar. Par ce moyen, Jake retrouve l’usage de ses jambes. Sur Pandora, il fait la connaissance de Neytiri, une belle Na’Vi qui risque fort de remettre en cause sa mission.

Histoire basique. Même avant d’avoir vu le film, on devine déjà la fin. Jake va tomber amoureux de Neytiri, va forcément changer de camp et combattre l’organisation terrienne. Fin de l’histoire. Par ailleurs, il manque quelques détails : En quelle année sommes-nous ? Que deviens la Terre ? Quel est le contexte politique ?

3D : 8/10. De la très bonne 3D qui fait passer les autres films du genre pour de la 2D améliorée. Malgré tout, vu la communication autour des prouesses techniques, on s’attend à encore mieux.

Mise en scène : 6/10. Pas extraordinaire. Le rythme est inégal. Le début est très rapide et l’intrigue est exposée dans les 10 premières minutes au détour d’une phrase. La chute de l’arbre de vie fait un drôle d’écho au 11 septembre. Nous sommes dans la pure tradition du blockbusteur hollywoodien avec la dose d’action et de sentimentalisme nécessaire.

La mise en scène est très manichéenne : les méchants militaires enfermés dans leur vaisseau évoluent dans un univers clos et sombre, tandis que les Na’Vi volent dans les airs avec leurs dragons et surplombent de magnifiques paysages. L’argument écologiste n’est pas loin.

Les personnages : 6/10. Les personnages manquent parfois d’épaisseur mais les rôles sont clairement définis. Jake est la brute au grand cœur, un guerrier valeureux prêt à tout pour sauver ses nouveaux amis.

Photographie : 7/10. Très belle photographie, un choix judicieux des couleurs rendant le lieu paradisiaque.

Décor : 7/10. Une très belle recherche dans la constitution de la faune et la flore, surtout la flore. On rêve de toucher ces fleurs géantes et ces arbres translucides. Tout n’est pas forcément original  (par exemple : on a déjà vu les îles suspendues dans les séries d’animation Skyland et Chasseurs de dragons) mais il y a un véritable univers Pandora.

VERDICT : 6,5/10. Le film vaut pour sa performance visuelle en revanche l’intrigue est très convenue. Un bon divertissement à voir uniquement en 3D, sinon le film perd de son intérêt. 

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