DÉTECTIVE DEE de Tsui Hark (2011) Note : 6/10

 

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Acteur hong-kongais talentueux, Andy Lau c’était fait plutôt rare ces dernières années sur nos écrans européens. On se souvient pourtant de sa belle filmographie marquée par les polars de Johnnie
To (Running out of time, Running on karma, Fulltime
Killer
) et surtout l’un des meilleurs thrillers des années 2000 : Infernal Affairs d’Andrew Lau et Alan Mak. Avec Détective Dee, Andy Lau revient aux films de sabre en costumes, genre dans lequel il s’était déjà illustré avec Le
secret des poignards volants
(2004) et Les trois royaumes (2008). Mais le nouveau film de Tsui Hark est bien loin de la fresque historique.
L’intrigue se situe en Chine, en 690, sous la dynastie Tang. Alors que l’on érige une statue monumentale en l’honneur de l’impératrice, des morts par combustion spontanée se succèdent. Pour ne
pas entacher son règne, sa majesté engage Dee afin d’enquêter sur ce qui ressemble à des meurtres par empoisonnement.

Malgré de belles cascades façon Tigre et Dragon, Détectetive Dee laisse un goût étrange… Sans doute à cause de son second degré mal assumé et de sa
réalisation un peu kitsch. Tsui Hark nous transporte dans la série B des années 80 avec tout ce qu’elle a d’un peu ridicule : effets spéciaux façon X-Or, dialogues répétitifs comme dans les « soap-opera », réflexions spirituelles à la David Carradine époque Kung-Fu, effets de cadrage à l’ancienne, ralentis interminables… Et tout cela sur un ton très sérieux. Quand survient un cerf qui assène ses vérités comme
Maître Yoda, on n’est pas loin du gag. Peut-être aurait-il fallu y aller plus franchement dans la parodie. Tsui Hark a sans doute voulu rendre hommage au cinéma d’un autre temps avec humour, mais
il faut bien l’avouer : Détective Dee est un divertissement rigolo vite vu et vite oublié. 

 

Titre VO : Di renjie zhi tongtian diguo / Pays : Chine (Hong-Kong) / Durée : 2h03 / Distribué par Le Pacte /Sortie le 13
Avril 2011