DE L’EAU POUR LES ÉLÉPHANTS de Francis Lawrence (2011) Note : 6/10

 

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On reste un peu sans voix devant cette fresque mollassonne nommée hasardeusement De l’eau pour
les éléphants
. D’eau il ne sera jamais question puisque nous sommes en 1931 et que le whisky obsède cette bonne vieille Amérique de la
prohibition. Accablée par la crise, la populace veut donc boire et surtout rire en allant au cirque. C’est dans ce
contexte que débarque Jacob, un étudiant vétérinaire,
d’origine polonaise, fraîchement orphelin. Le garçon, incarné bien passivement par Robert Pattinson, soigne un éléphant, tombe a
moureux d’une écuyère (Reese Whitherspoon) et provoque en duel son mari, un Mr Loyal despotique joué par un Cristopher Waltz démotivé. Non seulement le film est péniblement prévisible mais en plus, la narration a
quelque chose d’incroyablement s
uranné. Ainsi, au début du film, papy Pattinson nous raconte son histoire avec une nostalgie bien réac (le vieil homme râle car il vient de
voir un jeune avec des piercings), puis durant son récit, il disperse tout un tas de poncifs d’une grande naïveté : l’amour triomphe de tout, les éléphants ont de la mémoire, la crise c’est
pas bien… Hérité des films à grand spectacle démago des années 90, De l’eau pour les éléphants n’apporte rien de plus que Titanic
en son temps : de la romance écervelée
masquée derrière une chronique faussement sociale et moralisatrice. Bof ! 

 

Titre VO : Water for Elephants / Pays :
USA / Durée : 1h55 / Distribué par Twentieth Century Fox France /Sortie le 4 Mai 2011