LA DÉFENSE LINCOLN de Brad Furnam (2011) Note : 6/10

Défense lincoln

 

Michael Haller, surnommé « The Boss », est l’avocat incontournable des malfrats de Los Angeles. A l’arrière de sa Lincoln noire avec chauffeur, le roi de l’esbroufe prépare ses
prochaines entourloupes judiciaires. Jusqu’à présent il n’a eu qu’à défendre des criminels de petite envergure. Mais voilà qu’un gros dossier lui tombe entre les mains : Louis Roulet, un
fils à maman de Beverly Hills, est accusé de tentative de meurtre. Même si le jeune homme nie les faits, l’affaire semble plus ardue qu’il n’y parait…

 

UN THRILLER OLD SCHOOL QUI TIENT SES PROMESSES

 

Sur une bande-son groovy, Michael (Matthew McConaughey) parade dans les rues de L.A. avec une plaque d’immatriculation marquée d’un « NTGUILTY » (Non coupable). Dans les couloirs des
tribunaux ou dans des ascenseurs vitrés, il assure le show entre séduction et tape dans le dos amicale. D’entrée, le film s’annonce comme un polar cool, sans prétention, mais à la réalisation
efficace. Adapté d’un best seller de Michael Connelly, La défense Lincoln va droit au but sans en faire trop. Débarrassé de toute intrigue sentimentale pesante inhérente au
genre, le film préfère se concentrer sur le duel explosif entre l’avocat et son client. Alors qu’il ne défend que des crapules, Michael s’interroge sur sa capacité à pouvoir encore faire le
bien. L’affaire l’oblige à se remettre en question sans pour autant verser dans l’analyse psychologique poussive. La force du film réside surtout dans son casting. Brad Furnam réussit à maintenir
une tension constante entre Matthew McConaughey et Ryan Phillippe. Marisa Tomei apporte également une touche de fraîcheur et d’apaisement dans ce monde de brutes. Sans être le polar de
l’année, le film se savoure comme un bon petit thriller old school à l’ambiance agréable. 

 

 

 

Titre VO : Lincoln lawyer / Pays : USA / Durée : 1h58 / Distribué par Metropolitan Film Export /Sortie le 25 mai 2011