DERRIÈRE LES MURS (3D) de Pascal Sid et Julien Lacombe (2011)

 

DERRIERE LES MURS 3D

 

Les deux intérêts de Derrière les murs sont de voir Laetitia Casta dans un film d’angoisse et qu’il s’agit du premier film français tourné en 3D.
Ooooh, je vous vois venir… Ce sera peut-être l’occasion de voir les formes de l’ancienne mannequin en 3 dimensions… Mais oubliez ça tout de suite car le film se passe en 1922, alors vu les
costumes, vous ne verrez même pas le relief d’une épaule ! Au début du XXème siècle, donc, Suzanne, une écrivaine en panne d’inspiration, s’installe seule dans une grande maison en Auvergne.
Mais la jeune femme commence à avoir d’étranges hallucinations. Pendant ce temps, des fillettes disparaissent au village…

 

UN MOUCHOIR BRODÉ ET UNE LAMPE BELLE ÉPOQUE EN 3D… SO WHAT ?

 

Pascal Sid et Julien Lacombe ont au moins le mérite de raviver le film de genre français, moribond depuis plusieurs années. Quoiqu’on a un peu de mal à déterminer si c’est un thriller d’épouvante
ou un simple drame psychologique… Ils tentent le tournage en 3D, pourquoi pas… Mais le problème c’est que rien ne fonctionne vraiment. D’abord, on s’apercevra bien vite que la 3D, c’est du flan
comme d’habitude. Je m’étais d’ailleurs résolue à boycotter la 3D au profit des versions 2D car depuis Avatar, il n’y a rien eu de vraiment
hallucinant à part la pub Haribo. Comme je l’ai déjà dit précédemment, nous sommes au début du siècle alors voir un mouchoir brodé en relief ou du mobilier 1900, je ne vois pas trop l’intérêt.
Tourné en 3D, les effets de Derrière les murs sont aussi peu perceptibles que dans les précédentes arnaques du genre (Alice… de Burton, Tron 3D ). Pire, ce qui aurait pu être sympa à voir en relief (comme les beaux paysages
auvergnats ou les ombres angoissantes) n’est même pas exploité. L’autre souci, bien sûr, c’est l’épouvante que cherchent à provoquer artificiellement les deux réalisateurs. Laetitia Casta a beau
hurler dans sa baignoire et se faire terroriser par des rats ou des ombres bizarres, on n’est pas plus horrifié que Zola, le chat, qui regarde ce spectacle l’air narquois… Cela aurait pu
fonctionner si on n’avait pas déjà vu toutes ces recettes ailleurs, comme les apparitions de fillettes avec visages cachés par leurs longues chevelures… (Ring, Dark Water, Le cercle…), les scènes de délires paranoïaques
(Répulsion de Polanski) et le syndrome machine à écrire (ça c’est Shining les gars !). Et puis, même s’il y a Laetitia Casta, qui ne joue
pas si mal, le casting rappelle un peu trop les téléfilms estampillés « Maupassant » sur France 2. Bof, bof, bof…

 

 

 

 

Derrière
les murs 
/ Pays : France / Durée : 1h30 / Distribué par Bac Films /Sortie le 6 Juillet 2011